10 %des Français
souhaitent la candidature de Jérôme Guedj

Élection présidentielle 2027

Le nouveau livre de Jérôme Guedj
Pour en finir avec l'indignité
Sortie le27 août
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En 2027, notre pays a rendez-vous avec son histoire. Notre pays doute, fatigué des fractures sociales qui le traversent, et s'interroge sur son avenir. Beaucoup de Français ont l'impression d'un destin confisqué, d'une République qui s'éloigne. Pourtant, la France est un pays formidable et doit encore croire en son destin. Je suis convaincu qu'un autre chemin est possible. Celui du courage politique, du compromis républicain, de la justice sociale.
Ce chemin, je veux le proposer aux Français. C'est le sens de ma candidature pour l'élection présidentielle de 2027, pour reconstruire une France du commun - une France apaisée, protectrice et tournée vers l'avenir, fidèle à ce qu'elle est au fond d'elle-même : une République sociale, laïque et fraternelle. Face à la crise démocratique, écologique et sociale que traverse notre pays, il faut renouer avec ce qui a toujours fait notre force : l'esprit de responsabilité, le compromis en faveur des Français et la conviction qu'un autre avenir est possible, loin des extrêmes et des replis.
La santé est la première des préoccupations : sans elle, aucune autre ne tient. Or six millions de Français n'ont plus de médecin traitant, l'hôpital public s'épuise, et notre pays vieillit sans s'y être vraiment préparé. Ce n'est pas une fatalité, c'est le fruit de décennies de renoncements.
Ma conviction est simple : on ne réparera pas notre système en rabotant toujours davantage, mais en investissant là où cela compte vraiment : la prévention, l'accès aux soins de proximité, l'accompagnement de nos aînés. Je veux redonner à l'hôpital public les moyens de sa mission, redonner aux territoires abandonnés des médecins et des soignants formés et respectés, et garantir enfin à chacun le droit de vieillir dignement, chez soi ou en établissement.
Prendre soin, ce n'est pas une dépense qu'on subit : c'est ce qui tient une société debout. Un pays qui protège chacun, du premier au dernier jour, est un pays fidèle à lui-même.
Des millions de Français se lèvent tôt, travaillent dur, et n'arrivent plus à vivre décemment de leur travail. Quand le plein d'essence devient un dilemme, ce n'est pas seulement un problème de fin de mois : c'est la dignité de ceux qui font tourner le pays qui est en jeu.
Cela passe par une hausse réelle des bas salaires, par un soutien privilégié aux entreprises qui augmentent les rémunérations, et par un meilleur partage des fruits de la richesse avec ceux qui la produisent.
Cela suppose aussi une exigence de justice : que chacun contribue à hauteur de ses moyens, pour que l'effort ne repose jamais sur les seules classes moyennes et populaires. Cette équité n'est pas l'ennemie du sérieux budgétaire, elle en est la condition, car un pays surendetté perd sa liberté de choisir. Rendre au travail sa valeur, c'est rendre à chacun sa place dans la République.
La laïcité est devenue le terrain de tous les malentendus : instrumentalisée par les uns pour stigmatiser, caricaturée par les autres comme une hostilité aux croyances. Je refuse ces deux dévoiements. La loi de 1905 n'a jamais opposé les Français : elle les a rendus libres, également, de croire ou de ne pas croire.
C'est cela que je veux défendre, une laïcité qui n'a pas d'adjectif, parce qu'elle n'a pas besoin qu'on la déforme pour servir un camp. Elle garantit à chacun sa liberté de conscience et à l'État sa neutralité : rien de plus, rien de moins.
Pour la faire vivre concrètement et la sortir des polémiques stériles, je créerai un Défenseur de la laïcité, autorité indépendante chargée de la protéger partout où elle est menacée, dans les services publics comme dans les entreprises. Sur ces principes, on ne transige pas. La laïcité n'appartient à personne : elle est ce qui nous permet de faire nation ensemble, quelles que soient nos croyances.
Un pays qui ne maîtrise plus son énergie, son industrie, son alimentation ni ses technologies n'est plus tout à fait libre : il subit les choix des autres. La crise sanitaire, la guerre en Europe, la brutalité commerciale du monde nous l'ont appris dans la douleur.
La souveraineté n'est pas un repli sur soi, c'est exactement l'inverse : la capacité de rester maîtres de notre destin. Je veux une France qui réindustrialise ses secteurs stratégiques, qui investit dans les technologies d'avenir et l'intelligence artificielle plutôt que de les subir, et qui bâtit avec ses partenaires une Europe enfin capable de se défendre et de peser.
La souveraineté ne se confond pas avec la fermeture des frontières que prône l'extrême droite : elle est le contraire de la résignation. Reconquérir notre indépendance, c'est se donner les moyens de tenir nos promesses. Car un pays libre de ses choix est un pays qui peut encore protéger les siens.
L'école de la République avait une promesse : que l'origine ne décide pas du destin. Elle est aujourd'hui l'une des plus inégalitaires des pays développés, celle où le milieu social pèse le plus lourd sur la réussite des élèves. C'est un reniement, et c'est un gâchis, car chaque talent perdu manque à la nation tout entière.
Je veux concentrer l'effort de la République là où il est le plus nécessaire : mieux former et mieux payer les enseignants, réduire le nombre d'élèves par classe dans les territoires en difficulté, et refuser que la carte scolaire devienne une carte sociale.
L'école et la science sont nos deux phares pour ce siècle : ce sont elles qui nous permettront de comprendre, d'inventer et de rester libres. Je ferai de l'éducation, de la recherche et de l'université la grande priorité du quinquennat. Élever le niveau de savoir de tout un peuple, c'est la façon la plus sûre de relever un pays.
Le dérèglement climatique n'est plus une menace lointaine : sécheresses, canicules et inondations frappent déjà nos récoltes, nos maisons, nos vies. Mais trop de Français ont vécu l'écologie comme une punition, celle qui taxe la voiture dont on a besoin pour aller travailler, sans jamais proposer d'alternative. C'est ainsi qu'on a fait détester une cause juste.
Je crois à une écologie du concret : planifiée par l'État, financée dans la durée, et juste dans la répartition de ses efforts. Rénover massivement les logements pour faire baisser les factures, garantir des transports du quotidien partout, relocaliser une industrie verte qui crée des emplois : voilà une transition qui protège au lieu de punir.
Et l'effort doit peser d'abord sur les plus gros pollueurs, pas sur ceux qui n'ont pas le choix. L'ambition écologique et la justice sociale ne s'opposent pas : elles avancent ensemble, ou elles échouent ensemble.
Assumer une immigration planifiée par le Parlement, alignée sur les besoins de notre économie, avec une « préférence travail » exigeant d'améliorer en priorité l'attractivité des métiers locaux en tension.
Mettre fin au dysfonctionnement administratif en créant une carte de séjour permanente et en inversant la charge de la preuve lors des renouvellements de titres de séjour.
Conditionner fermement l'intégration à l'apprentissage de la langue et au respect des principes communs, tout en facilitant la naturalisation pour les travailleurs étrangers.
Traquer impitoyablement les discriminations au logement et à l'embauche en généralisant le CV anonyme et le recours aux testings judiciarisés par la puissance publique.
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